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SWISS-PALESTINIAN ENCOUNTERS

Ateliers de réalisation pour de jeunes cinéastes palestiniens, encadrés par des professionnels suisses.


L’histoire commence en juillet 2004, quand, à l’initiative du cinéaste genevois Nicolas Wadimoff, un certain nombre de films suisses furent programmés dans le premier festival international de cinéma de Ramallah, début juillet 2004.
Cet événement marqua la première étape du projet Swiss-Palestinian Film Encounters, qui conduisit à la réalisation de films tournés par de jeunes cinéastes palestiniens, en collaboration avec la fondation Al-Ma’Mal.
Les prémisses en ont été le constat du déficit d’écoles et de formation continue en Palestine. Celui-ci ralentit l’affirmation d’une nouvelle génération de cinéastes. Les quelques sociétés de production palestiniennes se consacrent principalement aux news et aux films de commande des ONG. Les styles et point de vue de la plupart des productions manquent de relief, l’affirmation de voix singulières est rare.

Les Swiss-Palestinian Film Encounters avaient pour but, dans ce contexte difficile, de proposer à un certain nombre de jeunes cinéastes palestiniens de développer réflexions, échanges et questions à propos du cinéma du réel. Mais qui de plus est, l’objectif fut de retenir parmi une vingtaine de projets de courts métrages les cinq ou six films qui feraient l’objet d’un encadrement et d’un soutien technique. C’est Ramallah qui fut le centre névralgique des séminaires, projections de films, débats et premières écritures des synopsis. Un thème fédérateur fut proposé, My Home, qui pouvait tout à la fois permettre à chaque personnalité de s’exprimer à la première personne et de prendre en compte les différentes significations de son « chez soi ». Et c’était bien là l’intérêt des propositions affirmées par les cinéastes, qui voient en un club de football, une librairie, un terrain abandonné, une maison familiale isolée par la construction du mur ou encore des bureaux de l’OLP, les lieux privilégiés de leur imaginaire, dans lesquels ils ont éprouvés le besoin d’inscrire leurs histoires.

Des professionnels du cinéma suisse se sont succédés dans les ateliers et sur le terrain de la réalisation des films. C’est grâce à un échange de vue permanent et une réflexion continue, partagée par tous les participants, que la première étape de ce projet a pu aboutir. Nous entendons bien continuer à renforcer ce nouvel axe de collaboration entre réalisateurs du cinéma Suisse et Palestinien. A suivre donc…


Nicolas Wadimoff, Fernand Melgar (encadrement, production et réalisation), Steff Bossert (image et réalisation), Thomas Bachmann (montage), Jean Perret (histoire et théorie du cinéma du réel), Tiziana Mona (SSR SRG), Christine Ferrier et Joëlle Comé (coordination et production).
La production des films fut assurée conjointement par AKKA Films et LAGO Films à Genève.